Les EPARGES

 

...c'est, juste à la limite des "Hauts", un petit patelin dans une vallée. J'en aime le nom, parce qu'il sonne clair et franc. On aimerait se battre là. - Mais ce nom ? dis-je.....les EPARGES. (Maurice Genevoix - Sous VERDUN)

 

- page dédiée à un grand soldat Jean jacques de BUTLER (1893-1984) et aux combattants de la crête des Eparges

- collection privée de photos des Eparges avec l'aimable autorisation de Ralph de BUTLER

- Résumé des combats de la crête des Eparges (sept.1914 - avril 1915): au cours de l'automne 1914, les régiments du 6ème corps se rapprochent de la crête des EPARGES , prennent un tour de 3 fois 3 jours, repos à l’arrière, seconde ligne puis première ligne. Au repos dans les villages de Belrupt, Sommedieue, Mont-sous-les-côtes, ..., en seconde ligne généralement sur la Tranchée-de-Calonne, ils tiennent les premières lignes dans les ruines des villages de TRESAUVAUX et des EPARGES, dans les bois sur le versant nord-est de la crête des EPARGES (ravin de la Fragaoule) ou dans les prés et vergers sur le flanc nord-Ouest de la crête. Pendant les mois d’hiver, ils lancent quelques attaques ponctuelles contre les positions allemandes. Mais surtout, ils voient l’arrivée des gars du Génie : ceux-ci vont creuser une bonne douzaine de sapes sur tout le flanc nord de la crête des Eparges, sapes devant permettre d'approcher à la manière des taupes, la tranchée allemande qui parcoure toute la crête d’Est en Ouest. Une fois la fouille terminée, ils bourrent les fourneaux d'explosif. Le feu d’artifice a lieu le 17 février 1915. L’ ATTAQUE : par les sapes de l’Ouest qu’on a fait exploser, le 106ème R.I. part à l’attaque du point A. Après une conquête « facile » commence l’enfer du bombardement de l’artillerie lourde allemande et les contre-offensives. L’enfer durera plusieurs mois (plusieurs années !!!), d’où ces photos de tranchées pleines de cadavres à moitié enterrés. Au mois de mars même scénario sur les parties Centre et Est de la crête, attaque par les sapes sur le point D et plus à l’est sur le point X. Cette fois c’est le 132ème R.I. qui mène l’attaque. Cette partie Est de la crête ne sera jamais totalement conquise ! « 10 000 morts par crête » est-ce cela que nous voulons ? » On ne connais pas le chiffre exact des tués mais il doit être effrayant. Pourquoi sont-ils morts ? pour conquérir un piton et avoir des vues ? des vues sur quoi ? sur la fourmilière, la fourmilière des villages de la plaine de Woëvre remplis de canons lourds impossibles à museler. En avril 1915, les allemands déclenchent une offensive sur les Hauts de Meuse pour tenter de déborder les Eparges et desserrer l’étau. Ernst JUNGER attaque, M. Genevoix défend avec sa compagnie du 106e , Les 2 écrivains seront blessés le même ( ?) jour d’avril au même endroit, près de la Calonne. La seule comparaison des 3 cartes (documents 1 à 3 de la rubrique "photos des Eparges" donne une petite idée des combats, et du terrain ou allait se battre le lieutenant de BUTLER pendant l'été 1915...

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