Y... J... A... L... COSETTE du 20e siècle


  ... à l'époque où YJAL allait connaître le début de son malheur, dans "la maison des autres", son grand-père (ancien chef de bureau à la préfecture) apprenait qu'il allait bénéficier d'une confortable pension de retraite. Ainsi va le monde...

  YJAL personnifie l'enfance maltraitée et méprisée. De sa souffrance elle a tiré une force inouie (témoignage reçu en septembre 2012). Nous ne l'oublierons pas!


  naissance d' YJAL

  YJAL est née en 1923 dans le quartier Saint-Cyprien de Toulouse, au domicile d'une sage-femme Paule B...G... qui a déclaré la naissance et lui a attribué 5 prénoms. Sans difficulté nous nous sommes procuré l'acte de naissance sur lequel le prénom faisant office de patronyme est barré du fait que le bébé a été reconnu par la maman 2 mois après la naissance. Nous nous sommes également procuré la copie de l'acte de reconnaissance qui nous a indiqué l'adresse de la maman, puis l'acte de naissance de la maman qui nous a indiqué qu'elle s'était mariée en 1926 et était décédée dans le département voisin à l'âge de 87 ans. Alors pour quelles raisons retrouve-t-on en 1926 cette fillette pensionnaire chez Cassia GUERGUY ?

  • 1 - parce que la maman et sa famille "honorablement connue dans la métropole du midi" voulaient garder cette naissance secrète.
  • 2 - parce que les 2 sages-femmes, Paule B... G... et Cassia GUERGUY étaient très très amies. (Nous l'avions bien compris avant même que cela ne soit confirmé par une "pensionnaire" de Paule B...G...)
  • N.B. Les deux sages-femmes étant du même âge ont fait leurs études ensembles (1896-1898) et sont restées liées pendant au moins 40 ans.
  • RECTIFICATIF DU 23 nov 2012: PBG a été arrêtée en Mars 1923, un mois apres la naissance d'YJAL, pour pratiques abortives, puis condamnée en mai 1923 à 2 ans de prison suivies de 2 ans d'interdiction d'exercer. Ceci explique son départ à la campagne en 1927-1928... et aussi le transfert d'YJAL chez Cassia GUERGUY.

  •   enfance et jeunesse d' Y... J... A... L...

      Sur l'acte de naissance de YJAL figure la mention marginale de son mariage ce qui nous a permis d'entrer très facilement en contact avec un de ses fils. Au cours de 2 très longues conversations téléphoniques nous avons pu nous faire une idée de ce que fut la vie de YJAL chez Cassia GUERGUY.

      En voici le résumé sous forme lapidaire:

  • YJAL ne disait pas "Mme GUERGUY" mais "la GUERGUY"
  • la fille de Cassia GUERGUY etait aussi mauvaise que sa mère
  • Quand du beau monde arrivait (grosses cylindrées...) "sort et ne t'avise pas de rentrer"
  • "gare à toi si tu t'avises de raconter quoi que ce soit"
  • Quand tout était terminé, elle avait le droit de rentrer pour evacuer le linge souillé et nettoyer
  • Cassia GUERGUY disait à ses petits pensionnaires qu'ils seraient adoptés par des parents bien, s'ils étaient très sages...
  •   Commentaires de YJAL:

  • "pauvres, pauvres filles" en parlant des jeunes "clientes" accompagnées par les parents
  • "si les gens savaient de qui il s'agit..."
  • "si je voulais, je pourrais en raconter..."
  •   Fin du cauchemar:

  • La maman d'YJAL à Cassia GUERGUY: "Vous aviez promis de lui apprendre le métier! Avec tout l'argent que je vous ai donné..."
  • La famille D...C (station de chemin de fer de D...) réussit à faire partir YJAL de la maison GUERGUY et lui trouva un emploi chez un notable du voisinage.
  •   Reconnaissance envers la famille D...C:

    Nous exprimons notre profonde reconnaissance à la famille D...C, tout d'abord à cette dame chez qui notre prise de contact "remuait beaucoup de choses" et ensuite à P... M... qui en découvrant les secrets du Padouenc, s'est fortement mobilisée et nous a permis de nouveaux contacts.

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